Le premier jour du reste de ta vie : chérie, prépare toi aux envies de fraises.
Ce matin, pour la troisième fois en quelques semaines, j’ai marché quatre minutes dans la mauvaise direction du boulevard. Je commence, à moins d’un quart de siècle, à oublier où j’ai garé ma caisse la veille. Je dois tout écrire. Peut être ceci explique-t-il en partie pourquoi ce blog est. Pourquoi je veux vous parler de ma claque dominicale avant qu’il ne soit trop tard.
Retour d’une soirée à la campagne, douce mélancolie post non-choppe, questions. Réponses. J’ai envie de celle qui saura m’épater. Voilà ce qui me manque, voilà ce qui leur manque. Dans cet état que j’adore, il a fallu moins de deux mots pour me motiver à passer par la case ciné avant de rentrer prendre une douche bien nécessaire.
Ce fût “Le premier jour du reste de ta vie” et je suis loin, très loin de le regretter.
C’est le genre de film qui me fait rire et pleurer, rêver et déprimer.
L’histoire est celle d’une famille et de son évolution sur une douzaine d’années. Les trois enfants grandissent, partent, reviennent, se brouillent, aiment, regrettent,… vivent. C’est beau, c’est beaucoup moins lent qu’ “Un conte de Noël” qui était tout de même très bon dans ce thème familial et c’est très bien interprété.
Jacques Gamblin (Pédale Douce) & Zabou Breitman (Récré A2
) campent les parents. Les enfants sont géniaux : Pio Marmai joue l’ainé, je crois que c’est son premier film. Marc-André Grondin est tout à fait envoûtant. Si vous n’avez pas vu C.R.A.Z.Y. dans lequel il occupe le premier rôle, oubliez Intervilles ce soir et rattrapez moi ça ! Vous pourrez le voir à nouveau exceller dans “Che 2ème partie” où il prendra la suite de Benicio Del Toro pour interpréter le révolutionnaire. Et enfin, last but not least, Déborah François (Les Femmes de l’Ombre) est totalement super magnifique. C’est la benjamine de la famille qui passe par sa période grunge et, heureusement pour nous, finit par abandonner le blond Courtney Love et les jeans troués.
Pour conclure, ce film est une ôde à la famille ; accompagné d’une bande son très propre de Sinclair (Lou Reed & Etienne Daho me hantent). Alors oui, oui je l’avoue ça donne envie. Super envie même. Mais il ne m’a pas Desperisé malgré mon manque évident de la deuxième partie nécessaire à toute construction de famille.
En sortant de la salle la grisaille avait laissé place à un soleil radieux. J’ai enfourché mon Vélib et les cheveux aux vents j’ai chanté :
Oui tout peut changer aujourd’hui
Et le premier jour du reste de ta vie…
Pour une analyse plus fine que la mienne, mais qui n’est pas la mienne : Julien sur Quelques notes
Pour la fiche allociné du film : ici